9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin

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9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin

Message par Admin le Dim 9 Nov - 14:31

9 novembre 1989, après des semaines de manifestations monstres des allemands de l'Est réclamant plus de libertés, le régime communiste avait annoncé par surprise que ses ressortissants pourraient désormais voyager à l'étranger.

Quelques heures plus tard, les gardes frontières de Berlin Est, débordés, avaient ouvert le Mur, déclenchant des scènes de liesses et des retrouvailles qui ont fait le tour du monde et marqué l'imaginaire collectif du XXème siècle.
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Re: 9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin

Message par Admin le Dim 9 Nov - 14:35

"Au bord d'une nouvelle guerre froide"

"Cette ville a écrit (une page) d'histoire", a commenté la chancelière Angela Merkel, qui a grandi en RDA. "Le besoin humain de liberté ne peut pas être étouffé éternellement", a-t-elle assuré lors d'une intervention au musée de la Neue Nationalgalerie samedi soir. À la différence du 20e anniversaire, aucun chef d'État ou de gouvernement en exercice n'a été invité, afin de mieux rendre hommage à la population.

Le dernier dirigeant d'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, 83 ans, largement crédité d'avoir permis la réunification allemande, participait ce week-end à diverses manifestations, tout comme l'ancien leader du syndicat polonais Solidarnosc, Lech Walesa. Lors d'une rencontre de la fondation Cinema for Peace consacrée aux "Murs dans le monde", Gorbatchev a estimé que le monde était "au bord d'une nouvelle guerre froide". "Certains disent qu'elle a déjà commencé", a ajouté l'octogénaire.

"Le courage de la liberté"

Les festivités, dont le mot d'ordre est "le courage de la liberté", doivent connaître leur apogée avec ce lâcher de ballons lumineux qui, depuis vendredi soir, marquent sur une quinzaine de kilomètres le tracé de l'ancien Mur, au son de L'Ode à la joie de Beethoven, l'hymne de l'Union européenne. Les premiers décolleront de la porte de Brandebourg, les derniers du pont de la Bornholmer Strasse, premier point de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest ouvert le 9 novembre 1989 vers 23 h 30. Le garde-frontière est-allemand Harald Jäger, qui a donné l'ordre d'ouvrir la barrière ce soir-là pour laisser se déverser une marée humaine, a confié qu'il participerait à l'événement.

Samedi déjà, de nombreux Berlinois se sont rendus sur le site, en famille ou entre amis. À la nuit tombée, certains arboraient des lampes frontales pour mieux suivre le tracé d'un Mur qui entourait Berlin-Ouest sur 155 kilomètres, faisant de la ville une île au coeur de la RDA. De nombreux touristes se sont également massés samedi sur la Potsdamer Platz, un no man's land avec miradors et barbelés durant la partition de Berlin, et qui aligne désormais tours futuristes et centres commerciaux.


Merkel dans "la chapelle de la réconciliation"

Ces commémorations ont "une grande importance pour moi, car la chute du Mur a marqué mon histoire personnelle", explique Ronny Kraft, 34 ans, originaire de l'ancienne Allemagne de l'Est. "Je ne serais sans doute pas à Berlin, s'il n'y avait pas eu la chute du Mur et j'habite en outre quasiment le long de son ancien tracé", ajoute ce Berlinois né à Görlitz, à la frontière germano-polonaise. Il a d'ailleurs prévu de se rendre dimanche au Mémorial du Mur où la chancelière doit inaugurer une nouvelle exposition permanente.

Avant, elle déposera une gerbe de roses au pied du Mur, en souvenir des plus de 130 personnes tuées entre le 13 août 1961 et le 9 novembre 1989. La dirigeante conservatrice, qui a entamé sa carrière politique dans le sillage du 9 novembre 1989, doit également participer à un service oecuménique dans "la chapelle de la réconciliation" où sont données depuis 2005 des prières pour les victimes du Mur. Elle doit aussi se rendre dans la journée à un concert à l'orchestre de la Staatskapelle, sous la direction de l'Israélo-Argentin Daniel Barenboim, avant de rejoindre la porte de Brandebourg où se tiendra une immense fête populaire avec plusieurs concerts, notamment du Britannique Peter Gabriel.

Le 9 novembre 1989, après des semaines de manifestations monstres d'Allemands de l'Est réclamant plus de liberté, le régime communiste avait annoncé par surprise que ses ressortissants pourraient désormais voyager à l'étranger. Quelques heures plus tard, les gardes-frontières de Berlin-Est, débordés, avaient ouvert le Mur. Le 9 novembre est une date hautement symbolique en Allemagne, car c'est aussi celle du terrible pogrom dit de la "Nuit de cristal", perpétré par les nazis en 1938

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Re: 9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin

Message par Admin le Dim 9 Nov - 14:37

Par l'AFP :

Berlin a commencé dimanche à célèbrer les 25 ans de la chute du Mur avec une fête populaire et un hommage à ceux qui, le 9 novembre 1989, ont fait tomber la dictature est-allemande avec des bougies.



C'est le citoyen lambda qui est cette année au centre des commémorations placées sous le signe du "Courage de la liberté", alors que le 20e anniversaire avait vu défiler une brochette de chefs d'Etat ou de gouvernement en exercice.

Dès la fin de matinée, les visiteurs commençaient à se rassembler autour des stands de vin chaud ou de saucisses devant la très symbolique Porte de Brandebourg, située à l'est, dans un vaste no man's land, lors de la partition de la ville.

A partir de 14H00 (13H00 GMT) est organisée une grande "fête populaire", où orchestre classique, rock stars et anciens dissidents politiques devaient se partager les scènes. Pour rester fidèle à l'hommage à la population, le fondateur de Genesis Peter Gabriel devait interpréter dans la soirée "Heroes", chanson composée par David Bowie lorsqu'il habitait Berlin-Ouest.

La journée a commencé sur un registre plus sombre, avec un service œcuménique dans la Chapelle de la réconciliation construite dans la "bande de la mort" qui séparait les deux parois du Mur. Puis la cérémonie officielle du gouvernement allemand, très brève, a réuni sous un ciel gris et par un froid pénétrant quelques dizaines de personnes, sans invité étranger.

Ce sont des représentants des mouvements de citoyens de l'époque qui ont pris la parole. Angela Merkel et les autres participants ont piqué dans les reste du Mur des roses, en hommage aux Allemands de l'est tués en essayant d'échapper à la RDA.

"Cela a duré longtemps, et beaucoup de gens ont dû souffrir afin qu'il soit possible d'ouvrir le Mur", a commenté devant des journalistes la chancelière, qui a grandi dans l'ex-RDA et dont la carrière politique a commencé grâce aux évènements d'il y a 25 ans. "Pas seulement en Allemagne, mais aussi en Pologne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie et dans beaucoup d'autres pays, et en ce jour nous devons y penser".

Lors d'une réception samedi soir, la chancelière avait lancé: "Le besoin humain de liberté ne peut pas être étouffé éternellement".



6.900 ballons et Beethoven



Plus d'un million de visiteurs allemands et étrangers devaient faire le voyage de Berlin ce week-end pour commémorer cet événement qui a sonné la fin de la Guerre froide et annoncé la Réunification de l'Allemagne et de l'Europe, selon l'organisme de tourisme Visit Berlin.

Des milliers d'entre eux ont arpenté samedi jusque tard dans la nuit les 15 km, là où se dressait le Mur et où sont plantés depuis vendredi soir quelque 6.900 ballons lumineux.

Certains arboraient des lampes frontales pour mieux suivre le tracé d'un Mur qui entourait Berlin-Ouest sur 155 km, faisant de la ville une île au coeur de la RDA.

L'envol à partir de 19H15 (18H15) de cette "Frontière de lumière", comme s'intitule le projet, au son de l'Ode à la joie de Beethoven, l'hymne de l'Union européenne, doit constituer le temps fort des commémorations.

Au lever du soleil, Benjamin Nemerofsky, un artiste canadien de 41 ans vivant à Berlin depuis 2001, arpentait déjà ce mur de ballons. "La chute du Mur a changé beaucoup de choses en Europe, en Allemagne et à Berlin", commentait-il. "C'est une ville où vous pouvez voir l'histoire du XXe siècle à chaque coin de rue (...) C'est fascinant".

Traditionnel visiteur de Berlin le 9 novembre, le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, 83 ans, largement crédité d'avoir permis la réunification allemande, a estimé lors d'une table ronde samedi que le monde était "au bord d'une nouvelle Guerre froide". "Certains disent qu'elle a déjà commencé", a ajouté l'octogénaire.

Le 9 novembre 1989, après des semaines de manifestations monstres d'Allemands de l'Est réclamant plus de liberté, le régime communiste avait annoncé par surprise que ses ressortissants pourraient désormais voyager à l'étranger.

Quelques heures plus tard, les gardes-frontière de Berlin-Est, débordés, avaient ouvert le Mur.

Le 9 novembre est une date hautement symbolique en Allemagne car c'est aussi celle du terrible pogrom dit de la "Nuit de cristal", perpétré par les nazis en 1938.
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